L’économie circulaire est-elle décroissante ?

Table ronde
jeu 24 Avr

19h - 20h30

Gratuit Accès libre

Mise à jour le 18/04/2025
L’économie circulaire est-elle décroissante ?

Venez débattre de la question « L'économie circulaire est-elle décroissante ? » avec Flore Berlingen, spécialiste du recyclage, la chercheuse Jeanne Guien et Gabriel Malek, président d'AlterKapitae.

À l’occasion de la sortie du nouvel essai de Flore Berlingen, Du bon usage de nos ressources, nous vous invitons à venir débattre de la question « L’économie circulaire est-elle décroissante ? » avec l’autrice, spécialiste de la gestion des déchets et du recyclage, la chercheuse Jeanne Guien, qui vient de publier Le Désir de nouveautés (La Découverte), et Gabriel Malek, président d’AlterKapitae et auteur des Senseï de la décroissance (Payot).

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L’ESSAI « DU BON USAGE DE NOS RESSOURCES » DE FLORE BERLINGEN

Après le succès retentissant de son essai « Recyclage : le grand enfumage », Flore Berlingen poursuit son analyse de l’économie circulaire : ses atouts, ses évolutions récentes, ses limites. Elle explique pourquoi, malgré les efforts et les investissements engagés, cela ne permet pas d’enrayer la surconsommation des ressources naturelles.

Face à l’instrumentalisation des promesses de « circularité » à des fins de lobbying ou de greenwashing, elle invite à remettre en question le pilotage actuel de nos ressources et des politiques de recyclage. En gouvernant selon les capacités et les besoins, en priorisant les usages aux différentes échelles de territoires, en luttant toutes les formes d’accaparement des matières vierges comme recyclées, nous pouvons et devons trouver une voie garantissant équité et respect des limites planétaires.

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L’ESSAI « LE DÉSIR DE NOUVEAUTÉS » DE JEANNE GUIEN

Au gré de la diffusion du capitalisme depuis le XVIe siècle, la nouveauté est devenue un étalon de valeur. Dans la publicité et la communication des entreprises, elle est appliquée à tout et n’importe quoi, n’importe comment : des voitures restent nouvelles un an, des styles vestimentaires le redeviennent tous les vingt ans, des objets jetables le sont pendant quelques minutes, voire quelques secondes… Pourtant, en dépit de leur obsession pour le sujet, économistes et marketeurs peinent à définir la nouveauté et à justifier l’aura qu’ils lui prêtent. Ils sont incapables de mesurer le nombre de nouveaux produits commercialisés chaque année et constatent que la grande majorité de ces lancements échouent, cette offre ne répondant à aucune demande. Les acteurs du marché n’en continuent pas moins à encourager et à encenser l’innovation.

Cet ouvrage raconte comment, par leurs discours et leurs pratiques, marketeurs, publicitaires, économistes, mais aussi négociants, managers, politiques, designers ou scientifiques ont construit la nouveauté et sa valeur, sous des formes variées, absurdes, agressives. Du commerce colonial vantant les produits exotiques aux promesses de progrès et de modernité mécanique, électrique ou numérique, en passant par la mode, le style ou les produits jetables, il s’agit toujours de prêter aux consommateurs, et surtout aux consommatrices, un désir incontrôlable de nouveautés, afin de légitimer un modèle économique

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L’ESSAI « LES SENSEÏ DE LA DÉCROISSANCE » DE GABRIEL MALEK

Et si les créateurs et créatrices de ces univers étaient les nouveaux sensei (maîtres) de l’utopie post-capitaliste ? C’est l’hypothèse de cet ouvrage : les jeunes trouvent dans les mangas et animes une critique radicale des dérives écologiques et sociales du capitalisme et une source d’énergie révolutionnaire capable de renverser le système pour construire un avenir désirable.

En relisant les grands classiques du genre shonen que sont Dragon Ball, One Piece, Hunter × Hunter, FullMetal Alchimist ou L’Attaque des Titans, en puisant dans des seinen comme Tokyo Ghoul et en décryptant des films d’animation comme ceux du Studio Ghibli, Gabriel Malek met au jour les grandes lignes idéologiques du manga, et nous offre une bonne raison de reconsidérer ces récits révolutionnaires appelant une coopération nouvelle entre humains comme avec le Vivant.

Grand amateur de mangas, Gabriel Malek est diplômé de Sciences-Po et de l’ENS Ulm. Agé de 29 ans, il a cofondé et préside l’association Alter Kapitae qui milite pour la décroissance prospère et un nouveau récit de la valeur post-capitaliste.

Rue de l’échiquier, une maison d’édition indépendante spécialisée en écologie depuis 15 ans

Fondée en 2008, Rue de l’échiquier publie des essais, des romans et des bandes dessinées traitant des différents sujets environnementaux et sociaux de notre époque.
Son credo : « publier dès aujourd’hui des livres pour demain » à destination d’un large public, curieux et avide de comprendre notre société et en quête de solutions.

Rue de l’échiquier est une maison d’édition 100 % indépendante qui n’appartient ni à un groupe ni à une collectivité locale. Tous ses associé.es sont des personnes physiques, salarié.es de l’entreprise ou compagnons de route (directeur.ices de collections, auteur.ices, lecteur.ices, etc.).

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Membre fondateur du collectif des éditeurs écolo-compatibles en 2010, Rue de l’échiquier veille à réduire au maximum son empreinte environnementale : tous les livres sont imprimés à moins de 800 kilomètres du principal lieu de stockage sur des papiers labellisés FSC ou PEFC, issus de forêts gérées durablement. Et les exemplaires défraîchis – c’est-à-dire abîmés, écornés, déchirés mais encore lisibles ! –, sont donnés à l’association Emmaüs pour éviter le pilon.


🥗☕️🍻 La Buvette de l’Académie est ouverte du mercredi au samedi de 11h à minuit !
Au déjeuner, venez déguster des plats végétariens, de saison et ultra locaux, avec des options végan et sans gluten, cuisinés par Yes We Camp. Au goûter, des gâteaux et pâtisseries et en soirée des petits plats à partager. À toute heure, bières, vins, boissons chaudes et fraîches !