Venez discuter des enjeux de l'eau !
Ce que les pays du Golfe pratiquent depuis des décennies à grande échelle pour couvrir l’essentiel de leurs besoins en eau potable, ce que l’Espagne et le Maroc ont progressivement érigé en stratégie nationale, la France l’a longtemps regardé de loin. Et ce, alors même qu’elle abrite, avec Veolia, l’un des principaux acteurs mondiaux du dessalement, présent sur 2300 sites dans 108 pays, représentant 18 % de la capacité mondiale installée.
Il a fallu attendre juillet 2025 pour qu’un premier rapport consacré aux potentiels du dessalement en France soit publié sous l’autorité du ministère de la Transition écologique, par l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD).
Pourtant, le pays n’est pas totalement étranger à cette technologie : à Mayotte, une première usine fonctionne depuis 1998 sur Petite-Terre. Contestée pour ses performances limitées et pour ses impacts potentiels sur les écosystèmes marins, elle constitue aujourd’hui un précédent révélateur des tensions qui accompagnent ces infrastructures.
Face à la crise de l’eau que traverse l’archipel, une seconde usine est actuellement en construction à Ironi Bé, sur Grande-Terre. Le projet fait l’objet de recours portés par des associations locales et suscite des alertes d’une partie du monde scientifique. Ce cas permettra d’interroger les conditions dans lesquelles ces usines s’implantent en France : dans quel cadre réglementaire ? Avec quelle expertise indépendante ? Et selon quels mécanismes de contrôle environnemental et sanitaire ?
En métropole, les épisodes de sécheresse et les tensions sur la ressource en eau se multiplient. De plus en plus de collectivités, notamment sur le littoral méditerranéen et dans des territoires fortement dépendants du tourisme, commencent à envisager le dessalement comme une solution possible. Dans leur sillage, des entreprises françaises et étrangères se positionnent déjà sur ce marché émergent.
Derrière la promesse technologique se posent pourtant des questions majeures : coût énergétique, dépendance industrielle, rejets de saumure, artificialisation du littoral, gouvernance de l’eau ou encore adaptation au changement climatique.
- Est-il inévitable de dessaler en France ?
- À quels prix écologiques et économiques ?
- Dans quel cadre réglementaire et pour quelle gouvernance ?
Conférence animée par Pauline Guibert et Sarah Younan journalistes indépendantes et membres des Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE).
Avec :
- Michel Pascal, ingénieur général des Mines, inspecteur général de la section milieux, risques et ressources de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd). Il est également le co-auteur du premier rapport sur le dessalement : “Potentiel et limites au dessalement de l’eau de mer en France”, commandé par à l’Igedd par le ministère de la Transition écologique.
- Eric Tardieu, directeur général de l’Office international de l’eau (OiEau) et vice-président du conseil mondial de l’eau.
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Alain Meyssonnier, directeur de l’Institut méditerranéen de l’eau (présence en visioconférence)
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Frédéric Ducarme, écologue, enseignant-chercheur à Sciences Po Paris et au Muséum National d’Histoire Naturelle
- Maxime Therrillion, directeur général de Watera France
Le débat sera enregistré et accessible en différé sur la chaîne YouTube des JNE : https://www.youtube.com/@jneasso9668/streams
Les Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) rassemblent 200 journalistes, écrivains, photographes, chroniqueurs radio, réalisateurs. Retrouvez-les chaque mois lors des Jeudis de l’écologie et sur leur site internet.
🥗☕️🍻 La Buvette de l’Académie est ouverte du mercredi au samedi de 11h à minuit !
Au déjeuner, venez déguster des plats végétariens, de saison et ultra locaux, avec des options végan et sans gluten, cuisinés par Yes We Camp. Au goûter, des gâteaux et pâtisseries et en soirée des petits plats à partager. À toute heure, bières, vins, boissons chaudes et fraîches !